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| Lettre de condoléances | |
Amicale des Élèves Étudiants et Stagiaires Comoriens au Sénégal(A.E.E.S.CO.S) « Savoir pour bien servir » Dakar, le 16 Juin 2010 Objet : Lettre de condoléances A cause de l’assassinat stupide et barbare du Lieutenant-colonel Ayouba COMBO (paix à son âme), notre pays vient d’observer hélas un moment sombre et inquiétant de son histoire. De ce fait, nous, communauté comorienne au Sénégal attristée par ce crime ignoble, condamnons fermement cet acte contraire à nos mœurs et à notre culture et présentons nos sincères condoléances à toute la nation comorienne et à la famille éplorée en particulier. Ainsi, nous demanderions à la population comorienne et à toute sa diaspora de garder le calme et la retenue. Car cela y va de l’utilité de l’intérêt général. Par ailleurs, nous appelons au gouvernement de l’Union en général et à la Justice comorienne en particulier de diligenter une enquête sérieuse pour que la lumière soit faite dans les meilleurs délais. Aussi, réclamons-nous à ce que des lourdes peines soient infligées aux auteurs de ce crime sans précédant afin qu’un tel acte ou similaire ne se reproduise plus. Veuillez recevoir, chers compatriotes, nos condoléances les plus sincères et distingués. Le Président de la Communauté Comorienne au Sénégal NADJIME-DINE Youssouf Mbèchezi Tel : 77 573 54 24 E. mail : aeescos_autrement@yahoo.fr | |
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| Intégralité du discours adressé à la Nation par le Chef de l\'Etat, Ahmed Abdalla Mohamed Sambi. | |
Après les louanges à Allah et les salutations au Prophète, à sa famille et à ses compagnons, le Président de la République a adressé à la Nation, ce mardi 25 mai 2010, un discours en langue nationale dont voici l'intégralité, traduite en français. Honorables Comoriens Honorables pères et mères, Chers fières, grands et petits et chers enfants, Comoriens des quatre iles et de la diaspora Que Dieu vous assiste, vous protège, vous honore et fasse de vous ses meilleurs serviteurs dans ce monde et, quand vous reviendrez vers Lui, ceux qui hériteront de son paradis, incha-Allah Ce soir, comme à l'accoutumé, lors de grandes circonstances de la vie du pays, je m'adresse à vous pour vous apporter les explications dont vous avez besoin et vous entretenir des mesures que j'ai mises en œuvre en tant que Président. Aujourd'hui, je m'adresse à vous par le cœur et la raison, en espérant que ce dont je vais vous entretenir, trouvera en vous un esprit et un cœur ouverts. Chers Comoriens, cela fait quatre ans depuis que vous m'avez fait l'honneur de m'élire Chef de l'Etat comorien. Je ne puis trouver les mots justes pour vous en remercier et vous exprimer ma gratitude pour cet honneur. Lorsque vous m'avez choisi Président de la République en vous rendant aux urnes, vous l'avez fait pour que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir pour vous sortir des difficultés, vous procurer une vie meilleure et, si je trouve des maux qui rongent le pays, y trouver remède et rechercher le bien-être. En m'élisant avec enthousiasme dans toutes les iles, vous m'avez chargé de lever les obstacles qui empêchent notre épanouissement. Dieu m'est témoin et vous aussi, que j'ai déployé tous mes efforts pour rechercher le bien-être pour ce pays, comme je me suis efforcé de trouver des remèdes à tout ce qui me paraissait comme un mal qui tourmente ou qui pourrait tourmenter les citoyens. Il y a eu des réussites et des échecs mais cela est dans l'ordre des choses et de la vie humaine. Honorables comoriens, j'ai souhaité m'entretenir avec vous aujourd'hui, sachant que dans notre pays, plusieurs questions se posent, concernant le pouvoir que vous m'avez confié. En effet, beaucoup se demandent, après qu'on ait semé le doute en eux, si le Président Ahmed Abdallah a la légitimité et la légalité nécessaires pour rester le Président de l'Union des Comores, après le 26 mai 2010. Autant ceux qui sont dotés de clairvoyance, les intellectuels et les compatriotes, ont entendu et compris ce qu'il en est, autant, à ce sujet, le doute a été semé chez beaucoup de citoyens de ce pays qui, par conséquent, attendent de moi des explications. Vous me permettrez alors, qu'en homme respectueux de la Loi, qui s'est toujours efforcé de s'y conformer dans tous ses actes, de mettre en avant cette question car cela nous permettra de mieux comprendre ce que je souhaite vous dire ce soir. Comme vous le savez, le 26 mai 2006, j'ai prêté serment auprès des membres de la Cour Constitutionnelle qui m'ont investi Président de la République des Comores pour une durée de quatre ans. Ce sont eux qui sont chargés de toute investiture et qui veillent sur la constitutionnalité des lois. Comme vous le savez également, j'ai par la suite fait le constat d'un mal qui tourmente notre pays : celle de la tenue d'élections tous les ans. La signification de cela n'échappe à aucun d'entre vous. Notre pays était ainsi condamné à tenir des élections tous les ans de 2006 à 2019, à l'exception de l'année 2011. Comme vous m'avez chargé de trouver des remèdes aux maux qui rongent notre pays et compte tenu des besoins financiers nécessaires pour tenir des élections, dans un pays pauvre, je vous ai proposé d'accepter le regroupement des scrutins et l'harmonisation des mandats, afin d'aider notre pays et son économie et réduire les antagonismes qui naissent de toute élection. C'est pourquoi, je vous ai proposé, conformément à la constitution, une loi référendaire modifiant certains articles de la Constitution que vous avez approuvé. Sans cette approbation, ni l'harmonisation des mandats ni le regroupement des scrutins n'auraient été adoptés. Mais comme vous le savez, la mise en œuvre de ces réformes impliquait soit la réduction à quatre ans des mandats de ceux qui étaient encore des Présidents des iles ou ramener à cinq ans le mandat du Président de l'Union. C'est cette dernière proposition qui a été retenue. Comme vous le savez, honorables compatriotes, des divergences étaient apparue dès le début, concernant la date de cette harmonisation. Le dialogue au sein de la classe politique n'a pas abouti à un consensus. C'est pourquoi, il a été convenu de s'en remettre au peuple comorien, à travers un congrès, pour trancher sur cette question. Je rappelle tout cela pour une meilleure compréhension de tout le processus. Quand nous avons envisagé la tenue de ce congrès, personne n'était en mesure de savoir qui serait candidat aux élections législatives et encore moins qui en sortirait gagnant. Nous avons ensuite procédé aux élections législatives, dans le pluralisme et la compétition. Les uns ont gagné, les autres ont été battus. C'est ainsi que nous avons demandé à nos élus, à l'Assemblée de l'Union et aux Conseils des iles, de se réunir en congrès pour fixer la date des élections harmonisées. Comme vous le savez, tout ce processus s'est déroulé conformément à la Loi et dans le respect de notre constitution et des réglementations en vigueur. Toutefois je dois vous avouer qu'en dépit des résultats du référendum, des législatives et du Congrès, je m'interrogeais en permanence sur ma légitimité pour diriger l'Etat comorien jusqu'à l'investiture de mon successeur, le frère mohélien qui doit prendre la relève pour diriger le pays, après le mandat pour lequel j'ai prêté serment en 2006 pour quatre ans. En effet, je me demandais si cette légitimité pouvait être constatée par d'autres que ceux-là même qui m'ont fait prêter serment. J'avais des doutes sur l'attitude des membres de la Cour Constitutionnelle. Mais, Dieu merci, plusieurs saisines ont demandé aux membres de la Cour Constitutionnelle de constater la fin du mandat du Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI le 26 mai 2010. Mes frères, je souhaitais ardemment connaître la réponse de ceux qui m'ont fait prêter serment et investi au pouvoir, sachant que je ne pouvais légalement y rester sans qu'ils m'octroient à nouveau cette légitimité. J'ai eu satisfaction, lorsqu'ils ont déclaré cette légitimité et désormais, entre mon Créateur et moi et entre mes concitoyens et moi, ma conscience est tranquille à ce sujet En effet, ceux qui m'ont fait prêter serment hier pour être Président des Comores, m'ont à nouveau dit de continuer à assumer les responsabilités de l'Etat, après la période pour laquelle j'avais prêté serment, jusqu'à l'investiture de mon successeur. Je le dis parce que certains ont expliqué aux Comoriens que la Cour Constitutionnelle a déclaré au Président que son mandat prenait fin le 26 mai correspondant à cette nuit. Mes chers concitoyens, Ulémas, Pères et Mères, hommes et femmes, jeunes et enfants, la Cour Constitutionnelle qui juge de la Constitutionnalité a établi une coutume et à plusieurs reprises, a constaté la fin des mandats des autorités précédentes et l'a notifié dans un langage clair, aux intéressés. Je vous prends à témoin, en vous faisant lecture de la position de la Cour en pareille circonstance. Ainsi, en ce qui concerne Mohamed Bacar, alors Président de l'ile d'Anjouan, la Cour a déclaré, à la veille de la fin de son mandat : « article 1er : La Cour Constitutionnelle constate l'expiration du mandat de Monsieur Mohamed Bacar, président de l'Ile Autonome d'Anjouan, depuis le 14 avril 2007 à 00 heure » C'est clair et net, le mandat expire à une date précise, sans aucune possibilité d'autre interprétation. De même, à l'occasion de la fin du mandat de notre frère, l'ancien Président de l'ile de Ngazidja, Monsieur El-Bak : « article 1er : La Cour Constitutionelle constate la fin du mandat présidentiel de Monsieur Mzé Abdou Soulé El-Bak, à compter du mardi 29 mai 2007 à minuit » Cela est d'une netteté et d'une clarté qui n'appellent ni deux ni trois interprétations. Vous, chez qui le doute a été insinué, concernant le mandat du Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI, avez-vous vu, entendu un arrêt de cette Cour constatant la fin ou l'expiration du mandat ? Vous savez tous que ce n'est pas le cas. Si tel avait été le cas, je jure sur l'Unique que j'aurais été le premier à lever la main. Certains me demanderont alors ce qui a été fait. A mon avis, les membres de la Cour ont pris en compte les résultats du référendum, des élections des députés et des Conseillers et de la décision du Congrès, pour me dire : « après les quatre ans légitimes dont nous vous avons investi, conformément à la Constitution d'alors, aujourd'hui, après les réformes constitutionnelles et les nouvelles lois intervenues, je cite : article 4 : la Cour « déclare qu'à compter du 26 mai 2010 à 00 heure, s'ouvre une période intérimaire durant laquelle le Président de l'Union et les Vice-présidents exercent leurs pouvoirs, dans une démarche consensuelle, jusqu'à l'investiture du nouveau Président de l'Union et des Gouverneurs élus » J'en déduis que la Cour me dit ceci : « après les quatre ans pour lesquels nous vous avons fait prêter serment, s'ouvre une nouvelle période qui s'ajoute à votre mandat et pour laquelle nous vous déclarons légitime pour la diriger en toute légalité ». Il est précisé que durant cette période, le Président de l'Union et les Vice-présidents exercent leurs pouvoirs, non pas leurs fonctions mais « leurs pouvoirs » pour bien indiquer qu'ils sont toujours détenteurs de ce pouvoir jusqu'à la venue du frère qui prendra le relais du drapeau des Comores, le jour de son investiture et de sa prestation de serment et ce, à la suite de l'élection du Président de l'Union et des Gouverneurs des iles, donc dans le cadre d'élections harmonisées. Je me base sur tout cela et sur l'Arrêt de la Cour Constitutionnelle qui ne m'a notifié ni l'expiration ni la fin du mandat, mais au contraire a légitimé mon exercice du pouvoir, conformément à la Constitution, au référendum et au Congres, jusqu'à l'investiture de mon successeur. Ainsi, je peux aujourd'hui vous déclarer que ma présence à la tête de l'Etat, agrée le Créateur et la majorité des Comoriens. C'est pourquoi, j'ai souhaité m'adresser à vous qui doutiez parce qu'on vous avait dit que le mandat du Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI cessait d'être Président à compter de ce soir, pour vous dire que cela est faux et jamais la Cour Constitutionnelle qui ne me l'a notifié et jamais, il ne l'a déclaré. Il est vrai que pendant cette période exceptionnelle, certaines restrictions limitent les pouvoirs du Président, notamment celui de la dissolution de l'Assemblée de l'Union, de la modification de la composition de l'actuelle Cour Constitutionnelle ou celui du changement du Gouvernement qui sera mis en place durant cette période. Mes frères, permettez que je dise cela parce que certains veulent l'utiliser comme une arme pour semer la zizanie et les troubles dans notre pays. Par Allah Le Tout-Puissant, ce que j'ai souhaité en harmonisant les mandats traduisait non pas un appétit de pouvoir mais une volonté sincère de soulager le pays de la maladie des élections annuelle et permanentes. Après cette explication mes frères, je dois vous dire que malgré ces dispositions légales claires, certains véhiculent des mensonges pour tromper les gens en leur expliquant que le Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI n'est plus Président, afin de semer des troubles et déstabiliser le pays. C'est pourquoi, je me suis donné le temps, pour vous prendre à témoins, vous Comoriens, de l'intérieur et de la diaspora et vous confirmer que je suis dans la légalité et dans le respect de la Constitution. Telle a toujours été ma dé démarche. Telle sera toujours ma conduite, avec l'assistance d'Allah. Parce que certains veulent brouiller cette réalité, je voudrais vous rappeler que nous sommes dans un état de droit, avec ses institutions, - une assemblée de l'Union, des Conseils des iles, une Cour Constitutionnelle, une Présidence, ainsi que toutes les autres institutions présentes dans le pays - dont le renouvellement doit se faire conformément à la Constitution. Mais puisqu'à la suite du Congrès, certains ont pris les antennes de radio et de télévision, pour dire le contraire, aller jusqu'à proférer des menaces et à tenir des propos lourds de conséquences pour semer le doute chez nos compatriotes, j'ai estimé qu'il n'était pas inutile d'ouvrir le dialogue avec nos frères, afin que notre pays ne soit pas à nouveau revêtu des habits sales de la déstabilisation. En outre, la Communauté Internationale m'a recommandé, bien que la Loi soit claire, d'accepter ce dialogue pour trouver un consensus et éviter au pays des troubles inutiles. C'est pourquoi j'ai consenti à ce dialogue, afin d'éviter les divisions. Je ne souhaitais pas que le dialogue soit lui-même source de divisions et de discorde. Je n'avais aucune obligation à ouvrir ce dialogue. Mais comme vous me connaissez, j'ai toujours privilégié l'entente et la réconciliation. J'ai alors accepté le dialogue avec les exécutifs des iles pour trouver une entente sur la mise en œuvre de cette période légale qui s'ouvre. Mais aujourd'hui, j'ai le regret et la tristesse de vous annoncer, que le dialogue que j'ai souhaité depuis le mois passé pour se dérouler dans l'harmonie, a été pris par certains, comme un instrument pour piétiner notre Constitution et jeter aux oubliettes les institutions de cet Etat qui a son assemblée nationale, sa Cour Constitutionnelle et son Président. En raison de cela, le dialogue n'a pas apporté les fruits escomptés. Je voudrais ainsi vous dire, sans entrer dans les détails qui m'ont été rapportés, qu'après avoir personnellement rencontré les Chefs des Exécutifs des iles, il avait été convenu que la rencontre se poursuivrait avec les conseillers et les techniciens. Après deux tentatives infructueuses, ils ont sciemment laissé trainer les choses jusqu'à aujourd'hui. Dieu seul connaît leur intention. J'espérais toutefois un accord pour éviter la discorde. Mes frères, les divergences apparues au cours des discussions sont les mêmes : la tenue d'élections harmonisées. Je n'ai pas baissé les bras car j'estime avoir aidé ce pays en faisant adopter cette harmonisation. Mais hélas, certains frères n'en veulent pas. En dépit de son inscription dans la Constitution comorienne. Hier soir, il a même été proposé de demander au Président de la République d'accepter une harmonisation des élections dans les plus brefs délais, en juillet de cette année s'il le faut. Par Allah et pour vous montrer la sincérité qui anime mon cœur, j'ai signé un engagement en ce sens, si cela devait nous ramener la paix et la stabilité et être bénéfique au pays. Malheureusement, ces discussions ont tourné et cet après-midi, on m'a annoncé que la délégation mohélienne qui représentait le Gouverneur de Mwali s'est retirée des discussions. Il s'ensuit que le dialogue n'a pas porté les fruits escomptés. C'est pourquoi, j'estime que ce dialogue conçu à l'origine pour aider le pays ne doit pas être source de discorde ni permettre le piétinement de la Constitution, de la Loi et des institutions du pays. En tant qu'autorité suprême de l'Etat garant des institutions, de l'unité nationale, de la paix et de la sécurité, j'estime que nous devons respecter la Constitution et la légalité sans pour autant fermer les portes du dialogue nécessaire à la compréhension mutuelle et la concorde nationale. C'est dans cet esprit que je vous annonce qu'avec l'aide de Dieu, nous mettrons en place, ce soir, le gouvernement qui doit conduire la période intérimaire. J'en suis le Président comme stipulé par les membres de la Cour Constitutionnelle. Je reste néanmoins ouvert au dialogue et je respecte les recommandations de la Communauté international. Toutefois l'Etat ne peut pas cesser de fonctionner. Autrement on me le reprocherait avec raison. Or l'Etat et ses institutions doivent fonctionner régulièrement et la vie des comoriens doit suivre son cours. Ainsi, sans fermer les portes du dialogue, je demande à mes frères Chefs des exécutifs insulaires de me désigner des frères qui viendront faire partie du Gouvernement que nous allons former. Le frère Moussa Toubou pour sa part, l'a déjà fait. Le Gouvernement d'ouverture que j'ai appelé de mes vœux pourra être complété et amélioré mais aujourd'hui, l'Etat doit être doté d'un Gouvernement et c'est ce que j'ai décidé en tant que Président de la République. H.HASSANI Source: nioumamilima.com | |
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| L’arrivée de son excellence le président SAMBI au Sénégal | |
Pour l’anniversaire des 50 ans d’indépendance du Sénégal, le président sénégalais Abdoulaye Wade a invité pas moins de 40 chefs d’Etats dont son homologue comorien le président de l’union des Comores Monsieur Ahmed Abdallah SAMBI. Pour cette occasion, le président Sambi a pu assister à l’inauguration du monument de la renaissance africaine, projet cher au président Wade, qui le veut « dignité du continent africain ». Il s’agit d’une imposante structure en bronze et cuivre haute de 52 mètres érigée à Ouakam, une commune d’arrondissement de Dakar. Ce monument montre, au travers d'une famille dressée vers le ciel, l'homme portant son enfant sur son biceps et tenant sa femme par la taille, « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour aller vers la lumière » : tout un symbole. Ce voyage officiel était le deuxième du président Sambi en territoire ami, un pays frère, le pays de la « Teranga », comprenez « hospitalité » en wolof. Le Sénégal où plus de 800 étudiants et stagiaires comoriens y vivent pour tirer profit du meilleur de ce pays à savoir son éducation. Pour bien marquer le coup, son excellence Monsieur l’ambassadeur comorien Mahmoud Soilihi alias "Lamartine" a mobilisé plus de 600 étudiants, hommes et femmes, stagiaires et magistrats pour accueillir le président Sambi à son arrivée à l’aéroport international Léopold Sedar Senghor du Sénégal, le 02 avril 2010. Pour cette occasion spéciale, l’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Comoriens au Sénégal (AEESCOS) a organisé une journée culturelle le 04 Avril 2010 intitulée « 24h aux Comores ». Etaient présents dans cette cérémonie, le président SAMBI, l’ambassadeur des Comores auprès du Sénégal, la délégation du président et bien sûr l’ensemble des étudiants comoriens au Sénégal. Le président de l’AEESCOS, Nadjim-dine Mvechezi, a profité de cette présence présidentielle pour remercier le chef de l’Etat pour avoir nommé un représentant comorien auprès du Sénégal dont les étudiants en avaient grandement besoin. Il n’a pas toutefois, mâché ses mots ni hésité à dire au président de revoir les doléances qui lui ont été soumises lors de sa première visite au Sénégal. La seule doléance qui a été résolue étant l’arrivée de son excellence Monsieur l’ambassadeur Lamartine. Le président de l’amicale a montré ses regrets auprès du président ainsi qu’auprès de l’ambassadeur le fait que parmi les 15 magistrats qui aient été accordés à l’ENAM, aucun magistrat comorien formé au Sénégal n’avait été pris, alors que ce sont eux qui avaient frappé cette porte en premier. D’autant plus que c’était la principale requête formulée par l’AEESCOS auprès du président Sambi lors de sa première visite au Sénégal en 2007. Le président de l’amicale a également fait part de ses regrets au numéro 1 comorien du fait que seul les Comores n’ont pas des boursiers à l’étranger. Il a demandé qu’il y ait au moins des bourses pour les étudiants dans les sections de recherche (Master et doctorat). Cependant, lors de son allocution, son excellence Monsieur le président a donné une réponse très politique en se basant sur la situation économique difficile et instable du pays. « Les Comores n’ont pas un budget d’investissement mais ils ont un budget de fonctionnement » a-t-il déclaré le président sambi en réponse à la demande d’octroi de bourses aux étudiants chercheurs. Il a également parlé de l’arrivée des investisseurs étrangers pour relancer l’économie du pays. A la fin de son discours persuasif et somnolant il a donné des conseils ravivant mais non fondés à ses compatriotes et enfants du pays: « Mes chers étudiants poursuivez vos études pendant au moins 7 ans». Je me pose la question de savoir comment peut-on poursuivre ses études jusqu'au niveau de doctorat sans aucune aide, moindre soit-elle, de l’Etat ? Le chargé de la technologie, de l’information et de la communication de l’AEESCOS M. H.HASSANI | |
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